A la question « est-il trop tard ? »
il faut répondre d'un « non » volontaire. Les plaies que nous avons ouvertes peuvent encore guérir. Pour cela, il faut tout mettre en œuvre pour freiner le rouleau compresseur de la détérioration planétaire. Il faut maintenant beaucoup plus que de la bonne volonté. C'est une véritable croisade « d'assistance à planète en danger » qui doit rapidement se mettre en place.
Pour cette tâche urgente, toutes les forces vives doivent s'y atteler. Les gouvernements, les institutions, les scientifiques, les journalistes, les jeunes, les femmes, les responsables des villes, les entreprises, les syndicats et les ONGs. Le mouvement associatif vert était encore dans les limbes en 1972 lors de la Conférence de Stockholm. A Rio en 1992, il s'est affirmé, et à Johannesburg en 2002, une cohésion du mouvement à l'échelle planétaire, en tant que force de proposition, s'est manifestée et les ONGs du nord comme du sud ont parlé d'une seule voix. C'est là un des aspects positifs du sommet. Il y a désormais aujourd'hui une prise de conscience de notre identité de « terriens ». cette prise de conscience concerne aussi bien les gouvernements que les sociétés civiles, et rien ne vaut une cause commune pour rapprocher les gens. Ensuite il y a aussi la possibilité d'un rééquilibrage nord-sud. Depuis quelques décennies l'écart de richesse entre les deux hémisphères va en s'accentuant. Les nations pauvres se saignent à payer les intérêts de leur dette nationale.